Population totale
Comprendre l’évolution de la population algérienne et ce qu’elle révèle des transformations démographiques et sociales du pays.
À retenir
La population totale mesure le changement d’échelle démographique, mais elle ne suffit pas à expliquer la transition démographique.
Une baisse de la fécondité ou du taux de croissance n’implique pas immédiatement une baisse du nombre d’habitants.
L’âge, l’urbanisation, les migrations et la taille des ménages déterminent une grande partie des effets sociaux de cette trajectoire.
Population totale et son accroissement
En 2025, la population de l’Algérie atteint 47,44 millions d’habitants dans la série harmonisée de la Banque mondiale (47 435 312 personnes). L’ONS situe également la population nationale autour de 47,4 millions au 1er janvier 2025. Entre 2024 et 2025, la série harmonisée progresse de 621 004 personnes, soit environ +1,33 %. En 2023, l’ONS a enregistré un accroissement naturel de 703 000 personnes et un taux d’accroissement naturel de 1,52 %.
Pourquoi cet indicateur est central
La population totale est une donnée de base de l’Observatoire : elle donne l’échelle de la société et sert de dénominateur à de nombreux indicateurs sociaux, économiques et territoriaux.
Elle ne doit pourtant jamais être lue seule. Son intérêt apparaît lorsqu’on la croise avec la fécondité, la mortalité, les migrations, la structure par âge, la taille des ménages et l’urbanisation.
Évolution historique et structure démographique
Séries documentées, sources identifiées et conventions statistiques distinguées.
Population totale · 1960–2025
Repères
Pyramide des âges — Algérie
Source : ONU–DESA, World Population Prospects 2024. Population par groupes d’âge quinquennaux et sexe. La convention WPP correspond aux estimations/projections démographiques de l’ONU et ne doit pas être confondue avec une observation de recensement ou avec l’estimation ONS au 1er janvier.
PRISMA, « Population totale — Algérie », série Banque mondiale SP.POP.TOTL, 1960–2025, consultation du 17 septembre 2026.
Analyse PRISMA — Lire la transformation démographique de l’Algérie
La population totale ne décrit pas seulement un volume. Elle permet de suivre le passage d’une société très jeune, à forte croissance démographique, vers une structure plus diversifiée où se combinent ralentissement de la fécondité, urbanisation, allongement de la vie et nouveaux équilibres générationnels.
Une transformation d’échelle
Depuis l’indépendance, la croissance de la population a changé l’échelle des besoins en école, université, logement, emploi, santé, transport et équipements collectifs.
Population et croissance ne sont pas la même chose
Une population peut continuer d’augmenter alors que son taux de croissance ralentit. Il faut distinguer stock, naissances, décès, accroissement naturel et migration.
L’inertie démographique
La baisse du nombre moyen d’enfants par femme ne provoque pas immédiatement une baisse de population lorsque les générations en âge d’avoir des enfants restent nombreuses.
Du nombre à la structure
L’âge, la localisation, la situation familiale et la participation au marché du travail déterminent une grande partie des besoins sociaux.
Le dividende démographique
Une forte population en âge de travailler est un potentiel si l’éducation, l’emploi et la productivité progressent ; sinon elle peut accentuer chômage et sous-emploi.
Le territoire se transforme
La croissance se combine à l’urbanisation et aux migrations internes ; le chiffre national doit être complété par la densité et la répartition territoriale.
La famille change avec la démographie
Fécondité, mariage, taille des ménages, divorce, activité féminine et autonomie résidentielle modifient la traduction sociale de la croissance.
Le vieillissement devient un enjeu
Baisse de la fécondité et allongement de la vie déplacent progressivement les enjeux vers retraites, dépendance, santé et solidarités intergénérationnelles.
Les effets différés de la démographie
Une évolution démographique produit des effets successifs. Lire la population permet donc aussi d’anticiper les besoins futurs.
Sa place dans les transformations sociales
La démographie agit comme une infrastructure invisible de la société : elle modifie progressivement les besoins, les équilibres générationnels et les politiques publiques.
Éducation
La taille des générations détermine les besoins en écoles, enseignants, universités et capacités de formation.
Emploi
Les générations nombreuses arrivent ensuite sur le marché du travail et modifient la pression sur la création d’emplois.
Logement
Croissance démographique et diminution de la taille moyenne des ménages peuvent toutes deux accroître la demande de logements.
Urbanisation
La croissance de population accompagne la redistribution territoriale et la concentration dans les villes.
Famille
Fécondité, âge au mariage, taille des ménages et autonomie résidentielle transforment les structures familiales.
Santé & vieillissement
L’allongement de la vie et la progression des âges élevés déplacent progressivement les besoins vers les soins chroniques et la protection sociale.
Démographie, normes sociales et sécularisation
La population totale n’est pas, prise isolément, un indicateur de sécularisation. En revanche, les transformations démographiques associées peuvent éclairer la recomposition de la famille, des trajectoires individuelles, des normes sociales et du rapport au religieux.
Famille & trajectoires individuelles
La baisse de la fécondité, l’évolution de l’âge au mariage, du divorce et de la taille des ménages peuvent accompagner une transformation des modèles familiaux et des choix individuels.
Femmes & autonomie
La scolarisation et l’activité des femmes, l’âge au mariage et la maîtrise de la fécondité sont des variables majeures pour comprendre la transformation des rapports de genre, de la famille et des normes sociales.
Urbanisation & modes de vie
L’urbanisation modifie les sociabilités, l’autonomie résidentielle, les structures familiales et l’exposition à une pluralité de modes de vie et de systèmes de valeurs.
Religion & normes sociales
Ces transformations peuvent être concomitantes d’une recomposition du rapport aux prescriptions religieuses et aux normes collectives, sans permettre à elles seules de conclure à un recul ou à une progression de la croyance.
Une baisse de la fécondité, une hausse du divorce, un mariage plus tardif ou une diminution de la taille des ménages ne constituent pas, isolément, des preuves de sécularisation. PRISMA distingue systématiquement corrélation, concomitance et causalité.
Repères démographiques
Ces jalons permettent de relier la série statistique aux grandes étapes de mesure et d’histoire du pays.
Dernière observation disponible
47,4 MBanque mondialeIndicateurs à croiser
Population totale devient un nœud du système PRISMA : les relations permettent de lire les causes, la structure démographique et les effets sur les grands systèmes sociaux.
Ce qui explique la dynamique
Fécondité, mortalité et migrations agissent directement sur la trajectoire.
Ce qui décrit sa structure
Âge, ménages et population active donnent une lecture qualitative du nombre total.
Ce qu’elle contribue à transformer
La dynamique démographique exerce des effets sur les grands systèmes sociaux.
Sources & méthodologie
Source principale : Banque mondiale, Population total (SP.POP.TOTL), série harmonisée 1960–2025. Source nationale complémentaire : ONS Algérie, Démographie algérienne 2020–2023, avec estimation de 47,4 millions d’habitants au 1er janvier 2025. Les dates de référence et conventions diffèrent selon les sources : PRISMA ne les fusionne pas comme une même observation. Une estimation annuelle n’est pas un recensement exhaustif et dépend notamment des hypothèses sur les naissances, décès et migrations. Dernier contrôle éditorial : 17 septembre 2026.
Statistiques démographiques / population
Consulter la source ↗Population, total — SP.POP.TOTL
Consulter la source ↗World Population Prospects
Consulter la source ↗Série chronologique détaillée
La table complète reste disponible pour les lecteurs qui souhaitent vérifier les observations et leur provenance.
Afficher les données détaillées (66 observations)
| Période | Valeur | Source |
|---|---|---|
| 2025 | 47 435 312 personnes | Banque mondiale |
| 2024 | 46 814 308 personnes | Banque mondiale |
| 2023 | 46 164 219 personnes | Banque mondiale |
| 2022 | 45 477 389 personnes | Banque mondiale |
| 2021 | 44 761 099 personnes | Banque mondiale |
| 2020 | 44 042 091 personnes | Banque mondiale |
| 2019 | 43 294 546 personnes | Banque mondiale |
| 2018 | 42 505 035 personnes | Banque mondiale |
| 2017 | 41 689 299 personnes | Banque mondiale |
| 2016 | 40 850 721 personnes | Banque mondiale |
| 2015 | 40 019 529 personnes | Banque mondiale |
| 2014 | 39 205 031 personnes | Banque mondiale |
| 2013 | 38 414 171 personnes | Banque mondiale |
| 2012 | 37 646 166 personnes | Banque mondiale |
| 2011 | 36 903 376 personnes | Banque mondiale |
| 2010 | 36 188 236 personnes | Banque mondiale |
| 2009 | 35 490 445 personnes | Banque mondiale |
| 2008 | 34 816 961 personnes | Banque mondiale |
| 2007 | 34 189 416 personnes | Banque mondiale |
| 2006 | 33 623 506 personnes | Banque mondiale |
| 2005 | 33 109 249 personnes | Banque mondiale |
| 2004 | 32 628 286 personnes | Banque mondiale |
| 2003 | 32 175 818 personnes | Banque mondiale |
| 2002 | 31 750 835 personnes | Banque mondiale |
| 2001 | 31 331 221 personnes | Banque mondiale |
| 2000 | 30 903 893 personnes | Banque mondiale |
| 1999 | 30 474 354 personnes | Banque mondiale |
| 1998 | 30 054 133 personnes | Banque mondiale |
| 1997 | 29 579 301 personnes | Banque mondiale |
| 1996 | 29 033 044 personnes | Banque mondiale |
| 1995 | 28 470 191 personnes | Banque mondiale |
| 1994 | 27 887 279 personnes | Banque mondiale |
| 1993 | 27 277 048 personnes | Banque mondiale |
| 1992 | 26 628 568 personnes | Banque mondiale |
| 1991 | 25 987 928 personnes | Banque mondiale |
| 1990 | 25 375 810 personnes | Banque mondiale |
| 1989 | 24 754 485 personnes | Banque mondiale |
| 1988 | 24 109 536 personnes | Banque mondiale |
| 1987 | 23 443 624 personnes | Banque mondiale |
| 1986 | 22 745 499 personnes | Banque mondiale |
| 1985 | 22 008 544 personnes | Banque mondiale |
| 1984 | 21 271 969 personnes | Banque mondiale |
| 1983 | 20 558 115 personnes | Banque mondiale |
| 1982 | 19 872 348 personnes | Banque mondiale |
| 1981 | 19 220 704 personnes | Banque mondiale |
| 1980 | 18 607 174 personnes | Banque mondiale |
| 1979 | 18 036 655 personnes | Banque mondiale |
| 1978 | 17 506 974 personnes | Banque mondiale |
| 1977 | 17 015 994 personnes | Banque mondiale |
| 1976 | 16 409 170 personnes | Banque mondiale |
| 1975 | 15 678 596 personnes | Banque mondiale |
| 1974 | 15 133 502 personnes | Banque mondiale |
| 1973 | 14 771 147 personnes | Banque mondiale |
| 1972 | 14 427 072 personnes | Banque mondiale |
| 1971 | 14 098 936 personnes | Banque mondiale |
| 1970 | 13 783 719 personnes | Banque mondiale |
| 1969 | 13 475 960 personnes | Banque mondiale |
| 1968 | 13 172 614 personnes | Banque mondiale |
| 1967 | 12 876 118 personnes | Banque mondiale |
| 1966 | 12 590 069 personnes | Banque mondiale |
| 1965 | 12 365 976 personnes | Banque mondiale |
| 1964 | 12 179 813 personnes | Banque mondiale |
| 1963 | 11 982 118 personnes | Banque mondiale |
| 1962 | 11 800 771 personnes | Banque mondiale |
| 1961 | 11 628 883 personnes | Banque mondiale |
| 1960 | 11 424 922 personnes | Banque mondiale |