Femmes
PRISMA suit en priorité la série féminine, plus longue historiquement et particulièrement utile pour observer les transformations des trajectoires familiales.
Un indicateur démographique des transformations des trajectoires familiales en Algérie. Il renseigne sur le calendrier d’entrée dans le mariage, mais ne mesure pas directement la religiosité ni la sécularisation.
PRISMA retient ici principalement l’âge moyen au premier mariage des femmes, calculé à partir de la structure des célibataires. La comparaison des années doit tenir compte des différences de source, de champ et de méthode.
L’âge moyen au premier mariage utilisé ici est un indicateur démographique reconstruit à partir de la proportion de personnes célibataires selon l’âge. Il ne correspond pas simplement à la moyenne d’âge des mariages célébrés au cours d’une année.
PRISMA suit en priorité la série féminine, plus longue historiquement et particulièrement utile pour observer les transformations des trajectoires familiales.
La série masculine permet d’observer l’écart entre sexes et les différences de calendrier matrimonial.
Il ne permet pas, à lui seul, de conclure à une hausse ou à une baisse de la religiosité, ni à une causalité religieuse.
Les séries disponibles montrent un report très important de l’entrée dans le mariage depuis les années 1960. Chez les femmes, l’âge moyen au premier mariage a progressé de plus de dix ans entre 1966 et le début des années 2000.
L’enquête MICS6 donne un écart de 6,8 ans entre les sexes. Elle met aussi en évidence des différences territoriales qui montrent que la moyenne nationale masque des configurations locales distinctes.
Âge moyen au mariage estimé par MICS6 pour les femmes.
Âge moyen au mariage estimé par MICS6 pour les hommes.
Chez les femmes, les moyennes régionales citées par MICS6 s’étendent notamment du Nord-Ouest au Nord-Est.
L’écart urbain-rural féminin est limité dans cette enquête, mais d’autres écarts territoriaux restent significatifs.
Le calendrier matrimonial s’inscrit dans des trajectoires sociales plus larges. Études, activité, autonomie économique, logement, mobilité et normes familiales sont associés à l’âge d’entrée dans le mariage sans qu’un seul facteur suffise à expliquer la tendance.
Les trajectoires scolaires et universitaires prolongées peuvent décaler l’entrée dans le mariage et modifier les séquences de passage à l’âge adulte.
L’accès à l’emploi, au revenu et au logement intervient dans les conditions matérielles de formation d’un ménage.
Depuis la révision de 2005, l’article 7 du Code de la famille fixe la capacité au mariage à 19 ans révolus pour les deux sexes, sous réserve d’une dispense judiciaire.
Le report du mariage peut accompagner des processus d’individualisation, d’allongement des études, de recomposition des rapports entre générations et d’autonomie accrue dans les trajectoires familiales. Il peut donc éclairer les transformations des rapports entre normes religieuses, normes familiales, droit et choix individuels.
Le calendrier matrimonial peut refléter une plus grande autonomie dans la construction des trajectoires personnelles et familiales.
L’indicateur doit être rapproché de données directes sur les pratiques religieuses, les attitudes envers le mariage, l’égalité femmes-hommes et les normes sociales.
Une hausse de l’âge au premier mariage ne prouve pas que la société devient moins religieuse ; une baisse ponctuelle ne prouve pas l’inverse.
Les valeurs historiques proviennent de recensements et d’enquêtes distincts. Le SMAM ou âge moyen au mariage calculé selon la méthode de Hajnal dépend de la distribution des célibataires par âge et ne mesure pas directement l’âge des personnes ayant célébré un premier mariage au cours d’une année donnée.
Chaque valeur doit rester liée à son producteur, son année, son champ, son sexe et sa méthode de calcul.
Une variation entre deux enquêtes ne constitue pas automatiquement une rupture de tendance si le dispositif statistique a changé.
Pour analyser les transformations familiales, il faut rapprocher cet indicateur de la fécondité, de la nuptialité, des divorces, des études, de l’emploi et des normes sociales.
Les sources principales mobilisées pour cette fiche sont les enquêtes démographiques, les recensements et le cadre juridique applicable au mariage.
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